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O? agissent nos chers pirates des mers ? Selon quelles m?thodes ? Quand ? Toutes les r?ponses ? ou presque

Fecha de la noticias: 11/01/2020 • Publicada: 11/01/2020 

Pour le MICA Center (1), que nos lecteurs connaissent un peu, car il est devenu le ‘hub’ europ?en d’observation de la piraterie pour le Golfe de Guin?e (MDAT-Gog) et, plus r?cemment, pour la Corne de l’Afrique avec la d?localisation du centre MSCHOA de liaison avec la marine marchande de l’op?ration Atalanta (2), ce rapport est une premi?re. Et je dois dire que ce r?sultat est r?ussi. C’est clair, limpide, pr?cis, illustr? de nombreux sch?mas, de photos et au surplus bilingue (fran?ais et anglais). Ce qui n’est pas un d?tail dans un monde maritime domin? par l’anglais et m?me par la City de Londres. Nich? au cœur de la pr?fecture maritime de Brest, arm? par des officiers fran?ais (mais aussi belges, espagnols et britanniques) ce centre semble aujourd’hui arriver ? sa maturit?.

Un chiffre relativement stable d’ann?e en ann?e

Le nombre total d’?v?nements li?s ? la piraterie et au brigandage reste stable ces derni?res ann?es : 360 ?v?nements report?s dans le monde, ce qui est sensiblement ?quivalent depuis quatre ans. Un chiffre qui a baiss? par rapports aux ann?es 2012-2015 — o? la piraterie somalienne ?tait assez active — et est de pr?s de deux fois inf?rieur aux sommets atteints en 2011, au plus fort des attaques dans cette zone.

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Des ?volutions contrast?es selon les zones

On note :

— le maintien ? un niveau (tr?s) faible de la piraterie au large de la Somalie et de la Corne de l’Afrique. ? Au large des c?tes somaliennes, le nombre d’?v?nements reste marginal ? apr?s le pic des ann?es 2010-2011 ;

— une l?g?re hausse du nombre d’?v?nements en Asie du Sud Est. Il y a en particulier ? de nouveau ? des attaques men?es lors des transits ? dans le dispositif de s?paration du trafic (DST) ? l’ouvert du d?troit de Malacca ? ;

— la recrudescence du brigandage dans l’arc des Cara?bes. En Am?rique latine, ? la recrudescence du ph?nom?ne constat?e depuis trois ans se confirme ?. En particulier, ? les larcins ? augmentent dans les Cara?bes ; ils touchent essentiellement la navigation de plaisance ;

— une l?g?re hausse du nombre d’attaques relev?es dans le golfe de Guin?e, avec surtout une augmentation sensible du nombre de personnes enlev?es. C’est sur cette derni?re zone que je vais concentrer mon regard…

Le Golfe de Guin?e : zone rouge

Dans le golfe de Guin?e, l’ins?curit? maritime li?e ? la piraterie et au brigandage reste en effet ?lev?e. On compte ainsi 111 ?v?nements, soit pr?s d’un tiers des ?v?nements mondiaux. Un chiffre en l?g?re hausse par rapport ? 2018 (90 ?v?nements), ? plus particuli?rement au fond du Golfe o? elle est caract?ris?e par une recrudescence des enl?vements et le maintien d’un niveau de violence ?lev? ?.

Le chiffre augmente plus particuli?rement au fond du Golfe – en noir les navires pirat?s ; en rouge, les attaques ; en orange les approches ; en jaune les vols, (cr?dit : Mica Center)

Si le nombre d’attaques comme de navires pirat?s reste assez stable — 23 en 2017, 28 en 2018, 26 en 2019 —, c’est le nombre de vols ? bord, de rapines, qui a augment? nettement en 2019 : 42 vols contre 22 en 2018. Le tableau (ci-dessous) le prouve.

Il s’agit principalement de vols commis au mouillage ou dans un port. Un ph?nom?ne, qui peut s’expliquer ? par le mauvais temps qui a r?gn? sur la majeure partie de la zone entre juin et octobre 2019 et qui a oblig? les d?linquants et criminels ? op?rer le long des c?tes ?. Ainsi, en 2019, le nombre d’actes commis le long des c?tes a tripl? par rapport ? celui de 2018. Ainsi, plus de la moiti? des ?v?nements a eu lieu ? des distances inf?rieures ? 12 nautiques de la c?te.

Un nombre d’enl?vements en hausse continue

Ce qui est plus inqui?tant est le nombre d’enl?vements. Il est en augmentation sensible. Ce de fa?on continue depuis trois ans. ? La majorit? des enl?vements recens?s se concentre dans le fond du golfe de Guin?e ?. Autre facteur d’inqui?tude : la dur?e moyenne de d?tention. Elle s’allonge, s’?tablissant d?sormais ? 33 jours, avec un record de 58 jours. Enfin, le nombre d’otages pris par attaque a augment? tout r?cemment.

Le mois de d?cembre illustre une acc?l?ration du ph?nom?ne. Jusqu’? l?, ? on observait que les pirates enlevaient moins d’une dizaine d’otages, pris parmi les membres d’?quipage ?. En d?cembre 2019, il y a eu sept prises de ‘guerre’ avec davantage d’otages : cinq enl?vements ont eu lieu, repr?sentant 53 otages, soit plus d’un tiers du nombre total de personnes kidnapp?es au cours de l’ann?e 2019. Parmi ceux-ci, deux enl?vements comportant une vingtaine d’otages chacun ont ?t? recens?s. Toute la question est d?sormais de savoir si on est sur une exception, ou sur une tendance.

Pays par pays

Le pirate nig?rian est tenace
C’est le Nig?ria qui concentre la majorit? des approches de pirates, avec pr?s de la moiti? (54 sur 111 en 2019, nombre identique en 2018 mais sur moins d’attaques). Celles-ci se concentrent au large de trois ?tats, avec des modalit?s d’action et des motivations l?g?rement diff?rentes.

? Lagos, le brigandage se d?roule majoritairement dans la zone de mouillage situ?e face ? l’embouchure du fleuve Ogun. Le mode op?ratoire est assez connu : abordage du navire de nuit et le plus discr?tement possible afin de s’introduire dans ses soutes et d’y voler des mat?riels pour revente sur le march? noir local. ? La majorit? de ces ?v?nements semble ?tre l’œuvre de brigands locaux agissant sans arme. ?

? Bayelsa, ce sont essentiellement les communaut?s locales qui passent ? l’attaque contre les p?cheurs ou les remorqueurs de soutien lors de leurs transits c?tiers. La prise d’otages est l’un des modes op?ratoires le plus souvent constat?. Les pirates locaux s’attaquent aussi ? des navires ? fort tonnage lors de leurs transits au large des c?tes de Bayelsa.

Dans le Rivers State, les pirates profitent davantage des transits des navires marchands vers Port Harcourt pour mener leurs attaques dans la Bonny River. La plupart des ?v?nements sont donc relev?s dans une zone situ?e entre les eaux de la Bonny River et 70 nautiques des c?tes. Le Nigeria a r?agi cependant. Au cours des derni?res ann?es, l’?tat nig?rian a men? des actions de lutte contre le brigandage et la piraterie. On a alors ? observ? une baisse du nombre d’actes commis ? Bayelsa tandis que leur nombre a augment? ? Rivers State ?. Une action donc assez incompl?te…

Des ?mules au Cameroun, Gabon et Togo

Dans les autres pays, cela varie d’ann?e en ann?e. En 2019, on remarque une augmentation des ?v?nements dans trois pays : le Cameroun (+7), le Gabon (+6), le Togo (+4). En revanche, on note une diminution des incidents au Ghana (-6) apr?s un pic en 2017-2018 (respectivement 12 et 11 incidents). Le chiffre de cinq incidents revient ainsi ? un niveau moyen, observ? entre 2008 et 2016.

Le long des c?tes du Cameroun, le nombre d’incidents est ? ? nouveau en augmentation depuis deux ans ?. ? Des pirates m?nent des incursions pr?s des c?tes d’Idenau et prolongent parfois leurs raids jusqu’? Douala (4 attaques cons?cutives ? la fin de l’?t? 2019) ?. Le gouvernement a r?agi en d?ployant des ?quipes de protection sur les navires au mouillage.

Idem au Togo qui a subi une recrudescence d’incidents durant l’ann?e. Mais les Togolais ont r?agi. En mai 2019, ils ont engag? deux navires et un groupe d’intervention. Ce qui a permis de contrer une tentative de d?tournement d’un p?trolier. Par ailleurs, les autorit?s locales ont ? renforc? la s?curit? du port de Lom? et de sa zone de mouillage en y d?ployant des ?quipes de protection ?.

Au Gabon, les incidents ?taient ? extr?mement rares depuis 2013 ?. Mais, au mois de d?cembre 2019, il y a eu une irruption soudaine (6 ?v?nements) — avec pas moins de cinq attaques de navires au cours de la m?me nuit – et violente. Durant l’une de ces attaques, le capitaine d’un des navires a ?t? tu? par balles.

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Quand le p?trole monte, le pirate surgit

L’irruption des pirates n’est pas d? au total hasard. Il y a des raisons tr?s ?conomiques ? leur intervention, surtout dans les ‘rapines’ de p?trole. Les soutages d?lictueux des cargaisons de p?troliers (on pompe le p?trole de la soute) , appel?s aussi ‘bunkering’ (du nom anglais de la soute = bunker), ? semblent directement li?s aux variations de prix du p?trole ?.

Les d?tournements de ces derniers demandent, en effet, ? une logistique importante : mat?riel, personnel?pour se rendre ma?tre d’un navire cible, ‘affr?tement’ d’un autre navire… ? Ces op?rations deviennent ? th?oriquement rentables d?s lors que le prix du baril d?passe les 60$. Elles sont cependant principalement observ?es lorsque les prix avoisinent les 100 $ US ?.

Le seuil de rentabilit? d’un vol ponctuel est plus bas car la logistique est moindre : les brigands op?rant au mouillage ? emploient des f?ts m?talliques pour pouvoir voler quelques litres de carburant, qu’ils revendent sur le march? noir local ?. Ces ?v?nements ont g?n?ralement lieu d?s que le prix du baril d?passe les 40 $ US.

(Nicolas Gros-Verheyde)

Cr?dit images : tous les sch?mas sont du MICA Center – T?l?charger le rapport complet

  1. Le Maritime Information Cooperation & Awareness Center (MICA) a ?t? cr?? au sein de la pr?fecture maritime de Brest (France), il y a quatre ans.
  2. Maritime Domain Awareness for Trade – Gulf of Guinea
  3. Le MSCHoA (Maritime Security Center Horn of Africa), assurant la tenue de situation. Lire aussi : Piraterie maritime. Le MICA de Brest pr?t ? h?berger le MSCHOA et prendre le relais de Northwood

? Suivre : Reportage au MICA Center.



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